1. La problématique des risques en
Guadeloupe
Un département régulièrement
soumis à des aléas naturels majeurs.
Le département de la Guadeloupe est concerné
par trois principaux risques naturels -
cyclones, séismes et volcanisme - et leurs conséquences - inondations,
glissements de terrains, dégâts aux infrastructures et au bâti.
a - La latitude
tropicale de la Guadeloupe l’expose particulièrement aux
phénomènes cycloniques (fortes
pluies, vents violents, houle cyclonique importante et marée
cyclonique). Les cyclones peuvent apparaître chaque année en période de
saison des pluies, dite « hivernage », entre le 1er juillet et le 30 novembre. Cette récurrence en fait le
premier des risques naturels majeurs auxquels la Guadeloupe est exposée.
Au
cours des dernières décennies, on retient le cyclone HUGO, de classe
IV, en 1989, qui a causé la mort de quatre personnes et entraîné des
dégâts considérables. En 1995, LUIS, également de classe IV, a eu pour
conséquences de nombreuses victimes et un mort, et MARILYN, des crues
dévastatrices.
En août 2007, enfin, DEAN, de classe II au moment de son passage à
proximité de la Guadeloupe, a provoqué des dégâts matériels.
b – L’enfoncement
de la plaque atlantique sous la plaque caraïbe et des secousses
intra-plaque Caraïbe génère des mouvements tectoniques fréquents. Ces
secousses de magnitudes variables (2 à 7) ont pour conséquences des
mouvements de terrain et la liquéfaction des sols (sables, limons) :
Les constructions qui reposent sur ces sols sont particulièrement
vulnérables.
En
novembre 2004, le séisme des Saintes dont la magnitude était de 6, 3 a
causé de nombreux dégâts sur les communes de Terre-de-Haut et
Terre-de-Bas et 3000 répliques ont été enregistrées jusqu'à
aujourd’hui. Le 29 novembre 2007 à 15 heures, un séisme de magnitude 7,
4 et situé à une trentaine de kilomètres au nord de la Martinique à 150
Km de profondeur a été fortement ressenti en Guadeloupe. Il a suscité
une forte émotion au sein de la population bien qu’aucun dégât matériel
majeur n’ait été recensé.
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c –
Le volcan de la Soufrière, jeune (environ 200 000 ans) et de type
magmatique représente un risque majeur pour le sud de la Basse-Terre
(Saint-Claude, Basse-Terre, Baillif, Bouillante, Vieux-Fort,
Vieux-Habitants, Gourbeyre, Trois-Rivières,
Capesterre-Belle-Eau).
L’éruption
phréatique prolongée de la Soufrière avec 26 explosions majeures entre
août 1976 et mars 1977 avait conduit à l’évacuation de 75 000 habitants
du sud Basse-Terre pendant plusieurs mois.
Les risques technologiques
Les
risques technologiques présents dans le département sont au nombre de
trois : le stockage d’hydrocarbures liquides, le stockage de
gaz
combustibles liquéfiés et le stockage d’explosifs et de détonateurs.
La
zone industrielle de Jarry sur la commune de Baie-Mahault, avec deux
sites classés SEVESO II (le dépôt d'hydrocarbures de la Société Anonyme
de Raffinerie aux Antilles (SARA) et le dépôt de butane de la société
RUBIS Antilles-Guyane est la seule zone de Guadeloupe soumise à un Plan
Particulier d’Intervention.
Cette
zone enclavée demeure potentiellement très dangereuse, du fait de son
exposition aux risques (naturels et technologiques) mais aussi de par
la fréquentation importante de Jarry qui représente le poumon
économique de la Guadeloupe.
Le problème lié au caractère
archipélagique de la Guadeloupe et à l'éloignement de la métropole.
La
configuration du département de la Guadeloupe représente à elle seule
une problématique. En effet, la Grande-Terre et la Basse-Terre ne sont
reliées entre elles que grâce à deux ponts, et les dépendances que sont
les îles de Marie-Galante, la Désirade et les Saintes, constituent une
difficulté supplémentaire pour assurer la continuité territoriale et
accroissent les difficultés opérationnelles.
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