Défense et Sécurité Civiles (suite)
SECURITE CIVILE (suite)
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L’isolement de la Guadeloupe et son éloignement de la Métropole constituent également des contraintes. En effet, il faut pouvoir répondre de façon immédiate à des situations d’urgence avec des moyens limités (SDIS notamment). Les renforts peuvent provenir de Martinique ou de Métropole mais avec des délais incompressibles. Aussi, notre département est fragile et vulnérable face à des crises graves notamment en cas de pénurie en eau, en carburants ou en électricité. 2. Les moyens mis en œuvre pour faire face à ces risques Les mesures générales de prévention. Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) a été réalisé et diffusé en 2004. Un classeur contenant des fiches d’information préventive sur les risques naturels majeurs a été diffusé en 2007. 22 plans de prévention des risques naturels (PPRN) sont approuvés et mis en ligne sur le site internet de la Préfecture, sur les 32 PPRN prescrits. Un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) pour la zone industrielle de Jarry est en cours de réalisation. La Guadeloupe a élaboré le nouveau plan ORSEC départemental tel que l’a défini la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004. Le Conseil Régional a doté l’ensemble des communes du département d’un moyen de télécommunication par satellite (valise INMARSAT). En 2006, la préfecture s’est dotée d’un dispositif d’alerte automatisée qui consiste en l’envoi de télécopies et de SMS à des destinataires modulables (maires du département, services départementaux, opérateurs, médias…) Les moyens propres aux risques cyclone et inondation. Météo France a adapté aux Antilles la procédure de vigilance météorologique et une plaquette d’information a été largement diffusée au mois de janvier 2006. Chaque année, avant la saison cyclonique, des réunions associant tous les maires et les services publics du département sont organisées par la Préfecture pour rappeler les consignes cycloniques et l’organisation de crise en cas de cyclone. Les conseils à destination du grand public sont diffusés dans les pages jaunes de l’annuaire téléphonique. |
Enfin, un exercice de sécurité civile médiatisé est organisé tous les ans au mois de juin afin de tester les capacités opérationnelles des acteurs du secours. Le risque sismique. Des spots télévisés « SISMIK » ont été retransmis lors de deux campagnes en 2005 et 2006 sur RFO. Suite au séisme du 29 novembre dernier, une rediffusion a été programmée à la fin de l’année 2007. Un séminaire sur le risque sismique a eu lieu en 2005 et des actions de formation des architectes et bureaux d’études sur l’architecture para-sismique sont mises en place depuis 2006 et se poursuivent. Le Rectorat de Guadeloupe a assuré la réalisation des Plans Particuliers de Mise en Sûreté (PPMS) des établissements scolaires et une plaquette relative au Plan Familial de Mise en Sûreté (PFMS) est en cours de distribution. Enfin, un simulateur de séisme a été acquis et mis en service en avril 2008 pour réaliser des actions de sensibilisation au risque sismique dans les établissements scolaires notamment. Le suivi du risque volcanique. L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG) est une unité de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) chargée de la surveillance de la Soufrière. Un vaste réseau d’instruments de mesures veille 24H/24 grâce à 200 sites de mesures (déformation du dôme, sismicité, analyse chimique des gaz des fumerolles). Chaque mois, l’OVSG diffuse un bilan de l’activité sismique et volcanique de la Soufrière. Des actions de communication sont régulièrement organisées par l’observatoire et les écoles et le public y sont accueillis les vendredis. L’OVSG participe également à des formations universitaires à l’IUFM, en direction des mairies, de services de l'État (DDE) ou d’opérateurs (EDF). L’OVSG a participé à la rédaction du Dossier d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) de la commune de Saint-Claude, commune où est implantée le volcan. |

