Le Livre bleu des Outre-mer en consultation sur internet

 
 
Le Livre bleu des Outre-mer en consultation sur internet

Le Livre Bleu Outre-mer a été présenté le 28 juin au Président de la République. La feuille de route du Gouvernement pour les territoires d'outre-mer est en ligne sur internet.

Les Assises des Outre-mer ont permis de redonner la parole aux territoires d’Outre-Mer. 26 000 personnes y ont participé, via une consultation en ligne et des centaines d’ateliers. Elles ont fait émerger des centaines d’initiatives remontées du terrain.

 La synthèse de toutes ces propositions consignées dans le Livre bleu Outre-mer, les projets par territoire ainsi que le livre bleu de la jeunesse est consultable à cette adresse : https://www.livrebleuoutremer.fr/

livre bleu

 Les annonces du Président de la République

« L’État a besoin de l’engagement des Ultramarins. La clé de notre stratégie, c’est une responsabilité partagée », a déclaré le Président de la République avant d’annoncer « la bataille pour la création d'emplois et l'activité économique (…) Elle sera gagnée si nous parvenons à développer et structurer partout les filières économiques.»

Une grande réforme des aides aux entreprises en faveur de l'emploi sera ainsi menée (notamment en créant un dispositif unique de zone franche et des exonérations de charges simplifiées).

Un fond d'intervention économique (de 400 millions d’euros) sera également créé, pour soutenir les initiatives privées.

Le programme d'investissements dans les compétences (notamment pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes) mobilisera 700 millions d'euros pour les Outre-mer et la présence  de la Banque Publique d’Investissement sera renforcée.

 Parmi les autres mesures annoncées :

 > le fonds exceptionnel d’investissement (FEI) sera porté à 110 M€ par an pour accompagner les projets locaux (près de 500 millions d'euros sur le quinquennat).

 > Une loi pour la prévention et la protection contre les risques naturels outre-mer sera présentée d'ici l'été 2019, car « il n’y aura pas de croissance durable sans meilleure maîtrise des risques naturels ».

 > Chaque territoire doit être mieux ancré dans son bassin régional, pour développer « des stratégies diplomatiques depuis les territoires », et intensifier les mobilités régionales. La France est « une des puissances qui a le plus d’îles ». Un Sommet des îles du monde sera organisé en 2020 en France, « pas forcément sur le territoire hexagonal ».

 > Le Gouvernement a proposé de modifier l’article 73 de la Constitution, parce que la différenciation ne doit pas être une fin en soi, mais « elle peut être un moyen pour accélérer le développement ou prendre en compte des circonstances locales spécifiques »

 > La croissance durable (verte et bleue) doit être au cœur de la stratégie du Gouvernement. L’Outre-mer fait de la France « un territoire de biodiversité unique » et la deuxième puissance maritime du monde.

 Les défis de la Guadeloupe

Dans son discours, le Président de la République s’est attaché à relever les défis de la Guadeloupe.

« En Guadeloupe je ne couvrirais pas là non plus tous les sujets, mais les défis ne sont pas moindres, je veux en relever là aussi trois ou quatre : le premier c’est la santé, nous devons réussir la remise en route du CHU, le retour là aussi à la confiance - la mise en service du Cyclotron sera un bel exemple – mais nous connaissons tous les défis et je veux saluer ici l'engagement des personnels soignants et vous connaissez, Président, l’engagement de tout le gouvernement pour que ce sujet soit réglé. Parler de la santé c'est aussi parler des drames du passé et de nos responsabilités collectives et, sur la chlordécone, je serai clair pour dire que nous continuerons le travail avec lucidité et détermination car on ne peut accepter des situations dans lesquelles nous sommes.

 L’environnement est évidemment le deuxième enjeu et je veux le prendre au sens large en parlant là aussi de deux sujets qui me tiennent à cœur : les sargasses et l’eau. Les sargasses : le ministre d’État et la ministre des Outremer se sont rendus il y a quelques semaines sur le territoire et on pu voir les drames qui s'y passent et nous avons commencé à apporter des réponses d'urgence - elles ne sont pas satisfaisantes. Pouvons-nous répondre à travers le dispositif de catastrophe naturelle ? Non ! Parce que ce risque et ce qui est advenu n'est pas exceptionnel mais est devenu récurrent, il nous faut donc construire un dispositif ad hoc pour répondre à ce qui se passe, permettre d’apporter une réponse aux populations, mais surtout de le prévenir par des dispositifs innovants pour repousser ces algues et éviter les conséquences sur la côte, les conséquences pour la santé, pour l'ensemble de l'écosystème, pour le tourisme pour la vie quotidienne.

 Sur l'eau, là aussi les ministres se sont à plusieurs reprises déplacés, et il n'est pas acceptable d'avoir un territoire de la République dans cette situation, nous procèderons donc aux côtés des collectivités à l'investissement indispensable pour répondre à ce défi et pour que chaque foyer puisse avoir dans les meilleurs délais ce à quoi il a droit.

 C'est enfin le développement économique, il viendra du tourisme, des filières agroalimentaires - et vous aurez d'ailleurs tout à l'heure des rendez-vous avec plusieurs acteurs économiques et les ministres pour avancer sur ce sujet. Je n'oublie pas évidemment, mais ce défi est commun avec le territoire guyanais, le défi de la sécurité, nous avons investi et nous continuerons à le faire, nos territoires sont parmi les territoires prioritaires pour notre police comme pour notre gendarmerie et, là aussi, nous serons intraitables car la sécurité est un droit premier et aucun territoire de la République ne saurait souffrir une forme d'abandon ou de désertion. »

 

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